Lettre d'information du 16 janvier 2005
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VOEUX

Tous nos meilleurs vœux pour 2006.

Nous pensons faire organiser un forum pour l'emploi des expérimentés et des experts dans la région parisienne (le 1er juin ?) et un colloque adressé aux décideurs de l'emploi.

Nous allons aussi vous proposer une lettre à envoyer à votre député et votre sénateur pour demander la suppression de la dispense de recherche d'emploi des plus de 55/57 ans, qui fait disparaître des statistiques du chômage plus de 400 000 chercheurs d'emploi.

Pour 2006, nous espérons trouver une salle à Paris pour nous réunir une fois par mois.

Nous formulons le vœu que le lien citoyen entre tous les Français se renforce pour un projet de société humaniste qui n'exclut personne et, en particulier, que les Quinquas et les discriminés tissent des liens entre eux pour pouvoir se reconstruire un avenir.

 

LES VŒUX : AUTO FLAGELLATION ET DECLINOLOGUE !

La période de voeux se termine et nous avons entendu beaucoup de discours. Nous apprenons que les Français s'auto flagellent. Mais Monsieur le Président quand les Français vous flagelle, c'est vous qu'ils flagellent, pas eux personnellement. L'écart entre le résultat de vos actions et vos promesses est de votre chef et il est critiqué justement par les Français. Ce n'est pas de l'auto flagellation, c'est une critique et un diagnostic qui ne portent pas à l'optimisme. Nous sommes heureux d'apprendre que le taux de chômage baisse. Nous espérons qu' en 2006, l'activité reprendra suffisamment pour créer des emplois, des vrais, pas des emplois à la soviétique, subventionnés par la dette et les impôts, Monsieur le Président.

Monsieur le Premier Ministre, les Français ne sont pas déclinologues. Ils sont fatigués de l'impuissance et du manque de courage de la classe politique. Les déclinologues sont à chercher chez vos amis politiques, de droite comme de gauche, qui ont accepté depuis trente ans le chômage de masse par la discrimination et la dette, pour des raisons électoralistes. Parlez vrai aux Français et proposez leur un projet collectif humaniste et ils se mobiliseront ! Créez du lien et de la proximité avec un État plus proche et moins arrogant et donneur de leçons. Louis XIV et Colbert ne sont plus, ni Napoléon !

Nos vœux pour 2006 sont de voir les tous les Français au travail, heureux de vivre ensemble et solidaires dans un monde plein d'opportunités.

 

 

LES MOTS ET LES CHIFFRES NE SONT PAS LA RÉALITÉ !

Le taux de chômage est en baisse depuis huit mois et certains médias parlent d'embellie ! Voyons les chiffres. Le nombre de demandeurs d'emploi des catégories 1 à 6 est passé de 2 913 000 en septembre 2004 à 2 867 000 en septembre 2005 soit une amélioration de 46 000 (source DARES). Dans le même temps, le nombre de RMIstes en métropole est passé de 1 042 800 à 1 107 000 soit une augmentation de 64 200 RMIstes (source DREES)  contre 46 000 chômeurs en moins. D'autre part, le nombre de bénéficiaires du régime de solidarité (ASS) est passé de 430 000 à 453 000 (+ 23 000).

Où est l'embellie ? Réduction de 46 000 chômeurs et augmentation de 87 200 RMIstes et ASS !

Rappelons que le nombre de personnes au chômage depuis plus de 3 ans (en catégorie 1) est passé en un an de 118 900 à 130 000, soit une augmentation de 11 100 (+9%) malgré le départ en retraite des papy boomers. Les faits sont têtus !

Contrairement à l'Allemagne qui a pris des mesures de fond, la France réduit son taux de chômage en subventionnant les emplois, décision de politique politicienne pour voir le taux de chômage baisser. Staline en son temps avait supprimé les "koulaks", les accusant d'avoir saboté sa réforme agraire.

 

LE TAUX DE CHÔMAGE N'EST PAS LE CHÔMAGE !

L'INSEE se pose des questions là où les journalistes ne semblent pas s'en poser. Comment le chômage a-t-il pu baisser au 3° trimestre alors que l'emploi marchand est resté stable ?

Alfred Korzybski en 1933 avait remarqué que : "Le mot n'est pas la chose, la carte n'est pas le territoire."

Nous pouvons le paraphraser : "Le taux de chômage n'est pas le chômage."

Ne faut-il pas aller voir du côté des "dispenses de recherche d'emploi", des départs à la retraite, du ras le bol des fins de droit, … ?

http://www.lexpansion.com/html/A138072.html
 

RADIATION AUTOMATIQUE DES CHOMEURS PAR L'INFORMATIQUE ?

Nous avons reçu l'information anonyme suivante :

"Je confirme l'information concernant une prime d'objectif de radiation des demandeurs d'emploi, elle est attribuée aux Directeurs d'Agences Locales.

Le suivi mensuel qui se met (difficilement) en place va générer une augmentation de ces radiations, toute absence non immédiatement justifiée générant une radiation automatique par le système. Si nous convoquons quelqu'un et que nous ne saisissons pas un entretien, cela part tout seul! En cas d'absence pour une raison quelconque du Conseiller Anpe, il est impératif à l'Agence de saisir quelque chose afin d'éviter ceci, s'il est impossible de recevoir la personne. D'ou nécessité d'une organisation très stricte. Les "bavures" sont inévitables. les personnes seront toutes reçues mensuellement, à partir du 4eme mois, mais pour des entretiens très brefs (officiellement 20 mn) sinon impossible mathématiquement de recevoir tout le monde."

N'y a-t-il pas perversion du système ? Les primes ne devraient-elles pas être versées pour le placement des chômeurs ? Si l'ANPE a des problèmes pour gérer ses objectifs, obligations de résultats, de nombreux Quinquas expérimentés et exclus du privé peuvent l'aider à sa transformation culturelle.

 

EN FRANCE, LA RÉDUCTION DU TAUX DE CHÔMAGE NE SIGNIFIE PAS PLUS D'EMPLOI

Le taux de chômage va nécessairement baisser pour deux raisons principales : le départ à la retraite des papy boomers et le traitement social du chômage. L'UNEDIC peut s'en réjouir car elle n'aura plus à indemniser les retraités mais le système des retraites va souffrir un peu plus, plusieurs dizaines de milliards d'euros à trouver, et avec lui le niveau des pensions. Le mistigri change de camp mais on continue à payer des gens à ne pas travailler.

Au total, on s'aperçoit que le taux de chômage peut baisser tout en aggravant la situation économique et financière des Français. Deux nombres qui comptent dont il faut surveiller l'évolution : le nombre de créations d'emplois dans le secteur marchand et le nombre d'inactifs sur la population totale.

 

SOMMES-NOUS MANIPULES ?

Les techniques de manipulation collective sont moins efficaces lorsqu'elles sont connues. Des exemples pour les reconnaître et ne pas les subir.

http://perso.wanadoo.fr/metasystems/Manipulations.html

 

LA RÉFORME DE L'ÉTAT : UNE NÉCESSITÉ TOUJOURS PLUS URGENTE

Il ne pourra véritablement y avoir une réforme que le jour où seront définis le rôle de la fonction publique et de l'État, le statut du fonctionnaire avec la remise en cause de l'emploi à vie, où la fonction sera définie indépendamment du statut de fonctionnaire, où la responsabilité individuelle et personnelle sera engagée dans les décisions prises, où les politiques seront évaluées par des organismes indépendants et où les conflits d'intérêt seront sanctionnés.

Un exemple : Georges Tron, auteur d'un "Rapport d'information sur la gestion et la cession du patrimoine immobilier de l'État", découvre une gabegie incroyable et propose une idée "révolutionnaire" : "Mettre fin à la gratuité des bureaux pour responsabiliser les ministères et vendre le patrimoine non nécessaire." Messieurs les énarques, savez-vous qu'il s'agit de simple bon sens de gestion, enseigné dans les IUT et les BTS dans le cadre de la gestion budgétaire et la comptabilité analytique ?

Voir Le Point du 12 janvier 2005 n° 1739 

Trois mots pour résumer : transparence, responsabilité et indépendance.

Une initiative à soutenir ?

http://www.ifrap.org/ifrap-2007/ifrap-2007/reforme-etat.htm

 

LA GOUVERNANCE EN FRANCE

Les procès à propos de l'amiante vont montrer à quel point l'indépendance financière et intellectuelle des experts est un impératif incontournable dans notre démocratie et pourtant largement bafoué. D'après Jean-Claude Jaillette de l'hebdomadaire Marianne, le professeur de médecine Philippe Even s'est penché sur les conflits d'intérêts des membres de l'AFSSAPS, qui est chargée de l'évaluation et de la mise sur le marché des médicaments en France. Seulement 263 ont déclaré n'avoir aucun conflit d'intérêts soit 22%. 78% ne sont donc pas indépendants de l'industrie pharmaceutique. Question : Le conflit d'intérêts étant déclaratif, que se passe-t-il s'il y a eu dissimulation ? D'autre part, la santé publique étant d'ordre public par définition, les déclarations de conflits d'intérêts ne devraient-elles pas être publiées et accessibles par tout citoyen ?

Ce problème de gouvernance est un problème crucial en France où le non-respect de l'indépendance des experts et des organismes d'évaluation a des conséquences très dommageables pour les citoyens (amiante, Crédit Lyonnais, Banque de France, lobby agricole, fonctionnaires/politiques, …). On oublie souvent que c'est l'organisation elle-même qui produit ses "erreurs" car elle induit des comportements qui peuvent être contre-productifs et déviants.

 

D'ACCORD AVEC LA PROPOSITION D'ALAIN MINC !

Alain Minc propose d'instaurer une cotisation syndicale sur le modèle de l'impôt religieux en Allemagne. Nous avons besoin de syndicaux forts, représentatifs et responsables en France. Ils sont nécessaires à une démocratie saine et forte et pas seulement pour les salariés en poste. Notre proposition qui rejoint tout à fait celle d'Alain Minc : inclure la cotisation syndicale dans le recouvrement de la taxe d'habitation comme pour la redevance télévision. Chacun mentionne le syndicat qu'il veut favoriser ou refuse de la payer. Ainsi les chômeurs et les exclus auraient leur mot à dire tous les ans et les syndicats seraient réellement représentatifs à la fois du privé, du public et des exclus du travail.

 

LE DÉFICIT DE L'UNEDIC (assurance chômage)

A la fin de l'année 2005, le déficit cumulé de l'UNEDIC est prévu de s'élever au niveau record de 13,7 milliards d'euros (90 milliards de francs) ! C'est le double effet de la diminution du nombre de cotisants et de l'augmentation du nombre d'allocataires, conséquences de l'augmentation du chômage.

Ne faut-il pas se poser le problème de l'assiette, la base de calcul des cotisations ? Le choix de la politique économique de tous les Français a été d'accepter un chômage de masse avec discrimination.

Ne peut-on considérer deux choses :

1 - un taux de chômage incompressible conséquence du choix collectif de politique économique au titre duquel tout le monde doit payer (ou un taux fixé par l'Union Européenne pour tous les pays européens), financé par la solidarité nationale par une TVA sociale ?)

2 - le surplus de chômage (couvert par une assurance payée par tous les salariés et entreprises ?) dont les responsables doivent rendre compte (entreprises, politiques, syndicats) avec l'instauration de la sécurisation du parcours professionnel et la prévention au niveau des bassins d'emploi.

Ceci mérite un débat de fond à la fois social et économique et politique.

Le monarque républicain Jacques Chirac, président élu qui le plus de pouvoirs que le président des Etats-Unis ou de la Russie, a tranché : ce sera la valeur ajoutée ! Pourquoi ? Parce que c'est la base de calcul des cotisations syndicales des entreprises au MEDEF !

Comment avoir un dialogue social avec de tels comportements de panique ou d'autisme à ce niveau de l'État français ? Les Français ont mal à leur démocratie. 

600 ACCIDENTS DE TROP EN FRANCE CHAQUE JOUR ? UN SCANDALE !

"En extrapolant les chiffres américains, chaque jour en France, 600 accidents du travail avec arrêt pourraient être évités, des centaines d'accidentés pourraient être maintenus en emploi, et une vie serait sauvée tous les trois jours. Des millions de salariés pourraient bénéficier de conditions de travail à la fois meilleures et plus sûres, et d'une moindre pénibilité."

Comment demander aux salariés de travailler jusqu'à 65 ans si on les "casse" au travail ? Nous sommes pour sa proposition de personnaliser les assurances en fonction des accidents du travail de chaque entreprise au lieu de la mutualisation actuelle qui dilue les responsabilités et aboutit à ce scandale.

Philippe Askenazy in "Les désordres du travail - Enquête sur le nouveau productivisme"

 

DES SALARIES NON ENGAGES

9% des Français se disent "fortement engagés" dans leur travail contre 21% aux États-unis et 15% en Allemagne ! Il faudra bien qu'on se rende compte en France que la forte productivité des travailleurs se paye au prix fort par un management qui met la pression pour toujours plus au lieu de toujours mieux !

http://www.lexpress.fr/reussir/dossier/motivation/dossier.asp

 

LES FRANÇAIS ET LA RETRAITE

Les Français veulent partir à la retraite le plus tôt possible. Pourquoi ? Parce que la productivité de ceux qui travaillent est le résultat d'un management toxique !

http://www.irdes.fr/Publications/Bulletins/QuestEco/pdf/qesnum103.pdf

 

L'ÉCHEC, LE STRESS, LES AUTRES ET MOI

Je me suis planté, et alors?

http://www.lexpress.fr/reussir/dossier/stress/dossier.asp

 

EMPLOI DES QUINQUAS : LA POLITIQUE DE L'AUTRUCHE ?

Les entreprises parient-elles sur les gains de productivité pour ne pas s'intéresser aux Quinquas ?

http://www.ccip92.ccip.fr/upload/news_caprh/CAPRH2005_02_Emploi_seniors.pdf

 

LE CONSEIL D'ANALYSE ÉCONOMIQUE : TROIS PROPOSITIONS

Approfondir la réforme des retraites de 2003 en relançant la retraite choisie, reconstruire le marché du travail des seniors, améliorer la gestion des ressources humaines à l'intérieur des entreprises.

http://www.cae.gouv.fr/lettres/CAE-2005.06.pdf

 

ALLOCATION DE SOLIDARITÉ SPÉCIFIQUE (ASS) ET RETRAITE

Si le chômeur en fin de droits est marié et que son conjoint a des revenus supérieurs à 1540 euros, il n'a pas droit à l'ASS qui permet de valider des trimestres pour la retraite. Si elle n'est pas perçue, aucun trimestre n'est validé.

Dans le cas donc où le conjoint perçoit plus de 1540 euros par mois, le chômeur non seulement n'a plus de revenus, n'a pas droit à l'ASS, ne valide pas de trimestre de retraite et verra donc sa retraite amputée. C'est la quadruple peine, non ?

http://www.assedic.fr/demandeurs_emploi/index.php?idarticle=10

 

ILLUSTRATION DU CHÔMAGE POUR LES HAUTS FONCTIONNAIRES ELUS

Vous ne connaîtrez jamais le chômage car, si vous n'êtes pas réélu, vous retrouverez votre poste de haut fonctionnaire.

Pour comprendre ce que représente le chômage pour un Quinqua exclu du travail, imaginez-vous en permanence en campagne électorale, sans filet en cas d'échec, avec enfants à charge et peut-être des parents à la santé déclinante ! Imaginez aussi qu'on vous refuse systématiquement toutes les salles de réunion parce que vous n'êtes pas déjà élu et que vous avez plus de 45 ans !

Parlez-en à vos ex-collègues du privé non réélus et qui croyaient pouvoir contribuer au bien être collectif plutôt qu'à la course au profit !

 

CHOC DÉMOGRAPHIQUE : COMMENT PRÉPARER VOTRE ENTREPRISE

Colloque organisé par les Enjeux les Echos et la CEGOS le 1er février 2006 au palais des congrès à Lyon de 18h à 20h. Seront présents le DG de l'APEC Jacky Chatelain et trois représentants d'entreprises.

Mesdames et Messieurs les Quinquas de la région Rhône Alpes, invitez-vous ! Faites vous entendre !

Renseignements : mraad@lesechos.fr

 

LE CONSEIL DE L'EMPLOI, DES REVENUS ET DE LA COHÉSION SOCIALE

Rapport très intéressant.

Le rapport complet : http://www.cerc.gouv.fr/rapports/rapport6cerc.pdf

La synthèse du rapport : http://www.cerc.gouv.fr/rapports/quatre%20pages-rapport6.pdf

 

VISITE DU MANAGEMENT TOYOTA

Une description du management Toyota pour produire la Yaris en France. Les japonais vont-ils nous apprendre que le respect des salariés est compatible avec l'efficacité collective ?

http://challengestempsreel.nouvelobs.com/international/chall_2476.html

 

LA DETTE DE LA FRANCE : 7 200 OU 13 000 MILLARDS DE FRANCS ?

L'euro donne une certaine illusion aux débiteurs : il réduit le nombre qui représente la dette. D'un point de vue cognitif, une dette de 1100 euros paraît bien plus légère qu'une dette de 7200 francs.

La grande question en ce moment : quelle est la dette de la France ? Doit-elle inclure ou non les pensions des fonctionnaires ?

Ce que nous savons en tous cas, c'est que les fonctionnaires en poste aujourd'hui ont une espérance de vie bien supérieure à la moyenne nationale et qu'ils auront droit à une retraite payée par les impôts de tous les Français.

 

SÉCURISATION DU PARCOURS PROFESSIONNEL

Cette idée de la CFDT prend en compte le fait que l'environnement de l'entreprise qui change entraîne nécessairement une adaptation de l'entreprise. Si le poste  en lui-même ne peut être sauvé, la solidarité citoyenne demande d'aider le salarié en difficulté à remonter dans le bateau de l'emploi et de la production nationale. Mais cette sécurisation doit commencer dans l'entreprise par un effort d'adaptation de tous en se rappelant que contrairement à ce que beaucoup d'officines de formation affirment, une entreprise n'est pas une équipe de sport.

 

ACTIONNARIAT DES SALARIES OU FONDS DE PENSION ?

L'actionnariat des salariés revient sur le devant de la scène. Toujours le même tropisme français ! On veut faire du De Gaulle 40 ans après, alors que le monde n'est plus le même.

La France n'a pas voulu des fonds de pension après la guerre (sauf les fonctionnaires). Cela a été encore une politique du tout ou rien. Aujourd'hui, l'absence de ces fonds se fait cruellement sentir. La Bourse de Paris est l'une de celles où la part des investisseurs étrangers, donc le pouvoir de décision, est la plus grande.

Alors, on veut faire acheter par les français des actions de l'entreprise dans laquelle ils travaillent, comme EDF par exemple. Cela peut faire plaisir à nos gouvernants mais que vont y gagner les Français ? Si l'entreprise doit licencier, ils n'auront pas droit à la parole, seront licenciés et le cours de bourse risque de dévisser. Ils seront doublement perdants. Si le cours de bourse augmente, c'est bien mais combien sont impliqués dans les décisions de leur entreprise ? Le principe de prudence (ou de précaution) ne doit-il pas jouer ?

En fait, le problème est le suivant : les Français vont devoir choisir entre donner un pouvoir réel aux salariés, partie prenante de la création de richesses, et/ou permettre la création de fonds de pension internationaux qui ne doivent pas être confondus avec les "hedge funds", fonds spéculatifs.

A ce sujet on peut constater que les USA sont le pays où les salariés dans leur ensemble possèdent la plus grande part de leurs entreprises par l'intermédiaire de leurs fonds de pension.

Il faut abandonner cette attitude mentale de tout ou rien, d'exclusion. Il ne s'agit pas de choisir la répartition ou la capitalisation mais un système qui permet les deux pour faire jouer le curseur en fonction de l'environnement économique et de l'objectif d'une retraite optimale.